Inscription Newsletter
* indicates required

Merci de sélectionner comment vous acceptez d'avoir des News de GENTLECARE :

Vous pouvez vous désabonner à tout moment en cliquant sur le lien de nos newsletters ou dans le pied de page de nos courriels. Pour plus d'informations sur nos pratiques de confidentialité, veuillez visiter notre page de Mentions légales.

We use Mailchimp as our marketing platform. By clicking below to subscribe, you acknowledge that your information will be transferred to Mailchimp for processing. Learn more about Mailchimp's privacy practices here.

N'hésitez pas à me poser vos questions !
Michelle Laurent - Naturopathe - 07 83 82 59 76
Top

Collagène Type I, II, III : Pourquoi le marketing vous ment (et ce que dit vraiment la science)

Si vous avez déjà cherché un complément de collagène, vous avez forcément croisé ce discours bien rodé : « Prenez du Type I pour votre peau, du Type II pour vos genoux, et du Type III pour vos muscles ». Les marques ont réussi à nous faire croire que notre corps fonctionnait comme un service de tri postal ultra-spécialisé.

Problème : C’est une immense simplification marketing.

Dans la réalité de la biologie humaine, ces étiquettes étanches n’existent pas. Voici pourquoi la classification des types de collagène est en grande partie un mythe commercial, et ce qui compte réellement pour votre santé.

Le grand malentendu de la digestion : Votre estomac ne sait pas lire les étiquettes

C’est le point de départ de toute l’arnaque marketing. Les publicitaires tentent de vous faire croire que lorsque vous avalez une gélule de collagène de Type II, celle-ci voyage intacte dans votre corps pour aller se coller directement sur le cartilage de votre genou gauche.

C’est physiologiquement impossible.

Que se passe-t-il réellement quand vous avalez du collagène ?

Le collagène est une protéine géante. Pour que votre corps puisse l’utiliser, votre système digestif va la découper, la broyer et la décomposer.

  1. Le collagène est réduit en acides aminés isolés (glycine, proline, hydroxyproline) et en petits peptides.
  2. Ces nutriments passent dans la circulation sanguine.
  3. À ce stade, le « Type » d’origine a totalement disparu. Le collagène de poisson de Type I et le collagène de bœuf de Type II sont devenus exactement la même chose : un stock de briques de construction anonymes.

La vérité scientifique : Votre corps est souverain. Une fois qu’il a assimilé ces briques, c’est lui – et lui seul – qui décide où les envoyer et quel type de collagène reconstruire, en fonction de ses urgences biologiques (blessure, inflammation, renouvellement cellulaire), et non en fonction du flacon que vous avez acheté.

La fausse promesse des tissus « purs »

Le marketing adore opposer le Type I (beauté) au Type II (articulations). C’est oublier que le corps humain déteste les frontières étanches. Aucun tissu de notre organisme n’est fait d’un seul type de collagène pur.

  • Le cartilage (le royaume du Type II) : Il contient aussi du Type I, du Type IX, du Type XI…
  • La peau et les tendons (les royaumes du Type I) : Ils sont truffés de Type III. Au microscope, ces fibres sont littéralement tressées ensemble. L’une apporte la solidité, l’autre la souplesse. On ne peut pas les séparer sans détruire le tissu.

Vendre un produit « 100 % Type I pour la peau » n’a aucun sens biologique, puisque votre peau a structurellement besoin des autres types pour rester souple.

Mais alors, pourquoi les marques insistent-elles autant ?

La réponse est simple : segmenter le marché pour vendre plus.

Si une marque vous explique qu’un seul et unique pot de collagène de qualité peut à la fois embellir votre peau, fortifier vos cheveux et soulager vos articulations, vous n’achetez qu’un seul pot.

Si elle décline sa gamme en « Collagène Beauté Type I », « Collagène Articulations Type II » et « Collagène Sport Type III », elle peut vous vendre trois produits différents (souvent plus chers), alors que la matière première de base est quasi identique.

Ce qui compte VRAIMENT (Oubliez les types, regardez la science)

Si les mentions « Type I, II ou III » sont secondaires, sur quels critères devez-vous réellement baser votre achat ? Il n’y en a que trois.

1. L’hydrolyse (La taille de la molécule)

Le collagène « natif » ou entier est trop gros pour traverser la barrière intestinale. Vous le rejetteriez sans l’absorber. Vous devez impérativement choisir des peptides de collagène hydrolysés. Plus le poids moléculaire est bas (exprimé en Daltons, idéalement en dessous de 3 000 Da), plus le produit est assimilable et efficace.

2. La dose (Le grammage)

Toutes les études cliniques indépendantes s’accordent sur un point : pour observer de vrais résultats (que ce soit sur les rides ou sur les douleurs articulaires), il faut une dose quotidienne située entre 5 et 10 grammes (soit 5 000 à 10 000 mg). Les gélules classiques qui contiennent 500 mg de collagène par portion sont des placebos coûteux. Privilégiez la poudre.

3. Les cofacteurs de synthèse

Pour reconstruire du collagène à partir des briques que vous lui donnez, votre corps a besoin d’un ouvrier indispensable : la Vitamine C. Un bon complément doit contenir de la vitamine C (ou vous devez consommer un fruit en même temps) pour que la magie opère.

En conclusion

La prochaine fois que vous verrez un emballage vanter les mérites exclusifs d’un « Type » de collagène, souriez. Vous savez maintenant que le collagène est simplement une excellente nourriture structurelle pour tout votre corps. Choisissez de la poudre de peptides de haute qualité, hautement dosée, et laissez votre organisme faire le reste du travail. C’est lui l’expert, pas le service marketing.

Share
gentlecare

No Comments

Sorry, the comment form is closed at this time.